Limitation des charges administratives

Ces tâches administratives qui grignotent de plus en plus sur le temps médical. Une grande partie d'entre elles sont liées à l'administration croissante de l'exercice médicale

Le temps de travail hebdomadaire d’un généraliste libéral est majoritairement compris dans une fourchette de 40 à 60 heures, avec une moyenne de 57 heures selon la DRESS en 2012. 

« Les tâches non médicales représentent ainsi en moyenne entre 22 % et 33 % de l’activité des médecins répondants ! » C’est ce qui est affirmé comme résultat d’une thèse en médecine générale soutenu en 2018

selon QdM du 15/11/2018

Un planning à rallonge qui conduit plus de huit omnipraticiens sur dix à accomplir chez eux certaines tâches non soignantes ou à se déplacer sur leur lieu de travail lors de leur temps libre.

Ce travail réalisé auprès des généralistes peut totalement se superposer chez les spécialités cliniques avec quelques différences mineures.

 

Ces tâches administratives sont essentiellement liées à la constitution du dossier patient, la tenue des dossiers médicaux, la gestion des courriers, des comptes rendus et des rendez-vous. Il en va de même la réalisation de certificats souvent inutiles, le remplissage de dossiers médicaux (MDPH, Assurances, APA…).

On aurait pu penser que l’informatisation des cabinets médicaux pourrait limiter ce temps administratif. Il n’en est rien, car les logiciels métiers sont soumis à des contraintes de mise en conformité avec un cadre surréaliste, exposant l’utilisateur final à des bugs à chaque mise à jour.

L’explosion des polypathologies rendent les prises en charges complexes, ce d’autant plus que le contexte socio-économique des patients est précaire. Le médecin devient alors assistant social. 

Ajoutons aussi les difficultés avec l’assurance maladie (résolution de problèmes techniques, échec de télétransmission, site ameli inopérant, carte CPS défectueuse). Même si ces difficultés sont limitées, elles viennent alourdir le planning déjà surchargé de ces médecins.

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